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Nom du blog :
verbes
Description du blog :
atelier du samedi matin, 05 06 07
Catégorie :
Blog Religion
Date de création :
06.04.2007
Dernière mise à jour :
17.04.2008
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Lucette : Focalisation

Lucette : Focalisation

Posté le 17.03.2008 par verbes
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Coketown était une ville de briques rouges ou plutôt de briques qui eussent été rouges si la fumée et les cendres l'eussent permis ; mais, étant donné les circonstances, c'était une ville d'un rouge et d'un noir contre nature, telle la face peinte d’un sauvage. C'était une ville de machines et de hautes cheminées d'où s'échappaient inlassablement, éternellement, des serpents de fumées qui ne se déroulaient jamais tout à fait.
Charles Dickens, Temps difficiles


Lucette : focalisation 0

Sara saisit la première opportunité pour échapper à son passé douloureux. C'est un jour gris de septembre qu'elle débarque à Coketown pour intégrer le lycée qui l'attend. Sa rencontre avec la ville est d'une violence inouïe. Coketown était une ville de briques rouges ou plutôt de briques qui eussent été rouges si la fumée et les cendres l'eussent permis ; mais étant donné les circonstances, c'était une ville d'un rouge et d'un noir contre nature, telle la face peinte d'un sauvage .
Durant sa carrière elle a voyagé et fréquenté des villes sombres et polluées qui ne voyaient la couleur du ciel que rarement. Mais là, cela dépasse de beaucoup ce qu'elle a côtoyé. C'est une ville de machines et de hautes cheminées d'où s'échappe inlassablement, éternellement des serpents de fumées qui ne se déroulent jamais tout à fait.
Pendant un bref instant Sara se demande si elle a pris la bonne décision en venant s'exiler là. Elle se sent saisie par une vague de découragement et elle regrette déjà d'être ici. Soudain des éclats de rires la ramènent à son environnement. Une bande d'adolescents est traversée par un fou rire interminable. Ils ressemblent traits pour traits à ceux qu'elle connaît dans son métier et avec lesquels elle aime travailler. Touchée par cette bonne humeur contagieuse elle attend, plus sereine, son hôte.

Aujourd'hui ce n'est pas mon jour, maugrée John au volant de sa voiture. Déjà mon réveil n'a pas sonné. J'ai dû fait une fausse manipulation hier en mettant mon heure d'alarme. Encore un acte manqué et un stress inutile. Je vais être en retard à mon rendez vous à la gare. Il faut que j'arrive à tant pour amortir le choc. Chaque année c'est la même chose ! Ils demandent tous leur mutation, le poste les intéresse, mais dès qu'ils découvrent la ville ils veulent déjà repartir. Pourtant, personne ne les a obligés à venir ! Et puis moi, je l'aime cette ville, et pour rien au monde je ne la quitterais.
Plongé dans ses pensées il se retrouve sans s’en apercevoir à coller dangereusement le taxi qui est devant lui . Mince qu’est ce que je fous sur cette file !

Le taxi se range sans délai pour échapper au chauffard qui le précède. Non mais, c’est pas vrai ! Non seulement il emprunte le couloir des taxis sans y être autorisé et en plus il manque de me rentrer dedans. Il y a des jours où il se dit qu’il fait un métier dangereux. C’est pas pour dire, mais rien que ce mois-ci il a eu plus de frais de réparation de son véhicule que toute l’année dernière. C’est pas le nombre de courses qu’il fait qui va équilibrer ses dépenses. Bon ! c’est pas tout, mais il a juste le temps de récupérer à la gare les rares voyageurs du dernier train.
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