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Nom du blog :
verbes
Description du blog :
atelier du samedi matin, 05 06 07
Catégorie :
Blog Religion
Date de création :
06.04.2007
Dernière mise à jour :
17.04.2008
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Laurence : Description narrativisée

Laurence : Description narrativisée

Posté le 18.02.2008 par verbes
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Les avenues détrempées par les continuelles averses d'automne s'allongeaient, couvertes d'un épais tapis de feuilles mortes, sous la maigreur grelottante des peupliers presque nus. Les branches grêles tremblaient au vent, agitaient encore quelque feuillage près à s'égrener dans l'espace. Et sans cesse, tout le long du jour, comme une pluie incessante et triste à faire pleurer, ces dernières feuilles, toutes jaunes maintenant, pareilles à de larges sous d'or, se détachaient, tournoyaient, voltigeaient, est tombaient. Maupassant, Une vie.

Description narrativisée de Laurence

L’attaque des feuilles

C’était l’automne. Les avenues détrempées par les continuelles averses s’allongeaient, couvertes d’un épais tapis de feuilles mortes, sous la maigreur grelottante des peupliers presque nus. Personne ne s’aventurait dans la rue. Il était seul chez lui, une tasse de café fumante à la main. Il était quinze heures de l’après midi et sans cesse, tout le long du jour, comme une pluie incessante et triste à faire pleurer ; les feuilles des arbres se détachaient, tournoyaient, voltigeaient et tombaient. Il devait s’aventurer dans la fraîcheur pour respirer. Il devait enfouir ses pieds bottés dans les feuilles. Il marchait d’un pas rapide ; fumant sa pipe ; son chapeau se soulevant de temps en temps. Les branches grêles tremblaient au vent, agitaient encore quelque feuillage prêt à s’égrener dans l’espace. Et c’est en voulant rattraper son chapeau, qu’il glissa dans les feuilles et chuta lourdement sur le sol. Les feuilles mortes riaient, se réjouissaient. Elles se moquaient, elles étaient les plus fortes. Qu’elle chute ! Il avait les yeux ouverts, mais ne pouvait pas se relever. Il avait perdu ses lunettes et les quelques feuilles rescapées sur les arbres tombaient exprès sur lui et ses lunettes pour les recouvrir. Ces garces de feuilles jaunes, laides, aigries et méchantes ! Il était à terre, pauvre être sans défense. Une dame qui descendait la rue à ce moment là, venue elle aussi combattre les feuilles, s’approcha. Elle se pencha sur lui, belle, gentille, douce et aimante. Un éclair passa dans le ciel, c’était le coup de foudre.
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